Cinéma itinérant : qu’y a t il à part le pétrole ? L’Humain, très efficace quand il veux !

Les Initiatives de Transition sont fondées sur quatre prémisses de base :

1. Nous ne pourrons éviter de vivre en consommant beaucoup moins d’énergie. Il vaut mieux s’y préparer que d’être pris par surprise.
2. Nos lieux de vie et nos communautés manquent de la résilience nécessaire pour survivre aux importants chocs énergétiques qui accompagneront le pic pétrolier.
3. Nous devons agir collectivement et nous devons agir maintenant.
4. En déchaînant le génie collectif de nos proches pour concevoir en avance et avec créativité notre descente énergétique, nous pouvons construire des modes de vie plus reliés, plus enrichissants et qui reconnaissent les limites biologiques de notre planète..

Un avenir plus pauvre en pétrole pourrait, si l’on y consacre assez de réflexion et d’invention avec une avance suffisante, être préférable à notre présent. Un futur plus sobre en énergie et plus résilient ne doit pas forcément jouir d’une qualité de vie inférieure à celle du présent. Au contraire, un avenir où l’économie locale serait revitalisée posséderait bien des avantage par rapport au présent, parmi lesquels le bien-être et le moindre stress de la population, l’amélioration de l’environnement et le renforcement de la stabilité.

En réalité, l’échelon gouvernemental commence à en prendre conscience – en Australie du moins. Andrew Mc Namara, le ministre de la Durabilité , du Changement climatique et de l’Innovation du Queensland, a récemment déclaré :

« Il ne fait aucun doute que les solutions locales, conduites par les communautés, seront essentielles. Le gouvernement aura certainement un rôle à jouer en assistant et en encourageant les réseaux locaux, qui peuvent apporter leur contribution sous forme de biens, de nourriture, de carburant, d’eau, d’emplois et des choses que nous achetons dans des magasins…

Nous assisterons à une relocalisation de nos modes de vie qui nous rappellera non pas le siècle dernier, mais celui qui l’a précédé. Et ce n’est pas un mal. L’une des réponses les moins coûteuses et les plus efficaces sera sûrement la promotion de la consommation locale, de la production locale, de la distribution locale. Et elle comporte des retombées positives du fait que nous connaîtrons mieux notre communauté. Les réseaux locaux comportent des bénéfices humains et communautaires que j’ai hâte de voir grandir. »
L’exploration et la mise en place différeront pour chaque lieu : plutôt que de présenter des solutions normatives, les Initiatives de Transition veulent jouer le rôle d’un catalyseur et permettre aux communautés d’explorer et d’imaginer leurs propres réponses.

Elles concentrent l’esprit collectif sur l’aspect pratique de la descente énergétique qu’un nombre croissant de commentateurs considèrent, ainsi que nous l’avons vu dans la première partie, comme le résultat inévitable du pic pétrolier et du changement climatique. Les Initiatives de Transition cherchent à créer des communautés résilientes, c’est-à-dire plus aptes à supporter les chocs extérieurs (un concept exploré dans le chapitre 3), qu’ils viennent du changement climatique, des problèmes de sécurité énergétique ou du prix croissant des carburants. Davantage qu’un simple exercice intellectuel, elles explorent les détails pratiques de la relocalisation consciente d’un lieu. Pour paraphraser David Holmgren (qui parlait de la permaculture, mais le propos garde sa pertinence dans ce contexte), les Initiatives de Transition sont « l’adhésion positive et sans réserve à la descente énergétique, en tant que réalité inévitable, mais aussi souhaitable. »

Étant donné que le pétrole et le gaz sont en voie d’épuisement, et que nous devons réduire d’urgence nos émissions de CO2 jusqu’à ce que nos existences quotidiennes séquestrent plus de carbone qu’elle n’en produisent, les Initiatives de Transition se demandent quelle serait l’apparence d’un tel monde. Comment vivrions-nous ? D’où viendrait notre nourriture ? Qu’entendrions-nous en ouvrant nos fenêtres le matin ? Le processus de Transition présente une approche positive et centrée sur les solutions, qui concentre tous les aspects d’une communauté pour traiter ce défi collectif et qui considère que la plupart des solutions viendront de l’intérieur, par un processus de libération de ce qui était déjà là, plus que des experts et des consultants venant de l’extérieur.

Pour plus d’infos : http://villesentransition.net/transition/

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